Jus de pomme de terre crue : prudence et repères de sécurité
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Le jus de pomme de terre crue est parfois présenté comme un remède naturel. À ce jour, il ne doit pas être considéré comme un traitement d’une maladie digestive, d’une hépatite, d’un reflux ou d’un problème de poids. Des symptômes persistants nécessitent un avis médical.
Attention aux pommes de terre vertes ou germées
La pomme de terre peut contenir des glycoalcaloïdes, dont la solanine et la chaconine. Leur concentration augmente notamment lorsque le tubercule verdit, germe ou est mal conservé. Ces substances peuvent provoquer des troubles digestifs et neurologiques en cas d’ingestion importante.
Ne consommez pas en jus une pomme de terre verte, très germée, abîmée, au goût amer ou présentant des zones verdies. Le fait de la presser ne rend pas ces composés inoffensifs. Conservez les pommes de terre à l’abri de la lumière et écartez celles qui présentent ces signes.
Un aliment n’est pas un protocole de soin
La pomme de terre apporte des nutriments lorsqu’elle s’inscrit dans une alimentation variée, mais aucun jus ne permet de « détoxifier » le foie, de traiter une inflammation ou de remplacer un suivi médical. Une alimentation diversifiée est plus utile qu’une cure isolée.
Quand demander un avis médical ?
Consultez si vous avez des douleurs digestives récurrentes, des brûlures qui persistent, des vomissements, du sang dans les selles ou les vomissements, une perte de poids involontaire, de la fièvre ou une jaunisse. Après l’ingestion d’un aliment suspect et en cas de symptômes importants, contactez rapidement un professionnel de santé ou le centre antipoison.
Pour le risque lié aux glycoalcaloïdes de la pomme de terre, consultez les travaux de l’Anses. Cette page ne donne pas de recette ni de quantité thérapeutique de jus.