Le matériel du parfait Crusinier

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Investir dans du matériel de CRUsine n’est pas toujours une mince affaire… Et ce matériel est souvent le premier frein pour commencer sa transition en alimentation vivante. Vous avez surement l’impression qu’il faut investir dans tous les robots derniers cris et que votre banquier ne va pas être ravi de ces investissements.

Heureusement cet article est là pour vous ! Aujourd’hui, on s’attaque donc à un gros morceau de la Crsine : le matériel du parfait Crusinier. Nous faisons donc le point sur les outils indispensables, comment choisir du matériel de qualité et par quoi commencer. C’est parti !

Les basiques que vous avez déjà dans votre cuisine.

Au même titre que votre garde-robe, votre cuisine a besoin de bons basiques, toujours utiles et qui seront la base de la construction de vos recettes.

Les ustensiles de préparation de vos fruits et légumes

Couteaux, planche à découper et épluche-légumes : ces accessoires sont sûrement déjà présents dans vos placards !

L’épluche-légumes sera donc nécessaire pour retirer la peau de vos légumes et vous servira à créer des lanières. Il en existe deux sortes : l’économe et l’éplucheur à julienne. Ici pas de recommandation particulière, choisissez celui avec lequel vous êtes à l’aise. Faire des lanières à l’économe est assez fastidieux, nous verrons donc plus bas la solution du spiraliseur.

Concernant la planche à découper, nous vous conseillons d’investir dans une planche en bois qui aura une meilleure durée de vie. Le conseil de Cilou de CRUsine Académie : une planche à découper ne se passe pas sous l’eau. Il faut, pour la garder très longtemps, la nettoyer juste en passant une éponge humide dessus.

C’est tellement évident qu’on l’oublie parfois : le premier ustensile est le couteau. C’est celui dont on se sert le plus.

Il existe trois matières de lame : l’acier, la céramique ou le titane. Pour ce dernier, les prix s’envolent. Faites attention au manche lors de l’achat : nous ne sommes pas forcément à l’aise avec toutes les formes de manche. Le mieux est de le prendre en main avant de l’acheter. Par la suite, vous saurez reconnaitre visuellement ceux qui vous conviennent bien.

L’idéal est avoir du matériel de qualité avec surtout un bon tranchant. Il en existe de toutes sortes, de toutes formes. Leur usage n’est pas le même.

Il n’est pas nécessaire d’en avoir une ribambelle, 3 suffisent largement :

Le couteau d’office : idéal pour éplucher les gousses d’ail, peler les oignons ou les tomates. À couper les oranges à vif aussi. Celui de chez Opinel suffit largement.
Le couteau à émincer : il coupera facilement les grandes feuilles de salade, de choux …
Le couteau Nakiri : vous pourrez émincer les choux pommés rouge ou vert, tailler les légumes du type carotte, patate douce … vous pourrez également enlever la peau récalcitrante de certains légumes comme le potiron. Il vous permettra également d’ouvrir les noix de coco, ce qui évite d’acheter une machette, toujours très risquées à utiliser.

Pensez à aiguiser régulièrement vos couteaux pour garder un bon tranchant et donc gagner du temps en cuisine.

Les ustensiles de mesure

Pour toutes les recettes, vous avez toujours besoin de mesurer vos quantités. La balance et le verre doseur sont les outils les plus courants dans vos cuisines.

Cependant en Crusine vous trouverez souvent des mesures en tasses, cup, spoon … Voici les équivalences si vous ne souhaitez pas investir dans ces outils de mesures :

Les tasses ou cup :

1 Tasse = 250 ml

1/2 Tasse = 125 ml

1/3 Tasse = 80 ml

1/4 Tasse = 60 ml

Les cuillères ou Spoon :

1 Cuillère à soupe ou Tablespoon = 15 ml

1 cuillère à café ou Teaspoon = 5 ml

1/2 cuillère à café ou Teaspoon = 2.5 ml

1/4 cuillère à café ou Teaspoon = 1.25 ml

La cuillère à glace :

C’est très pratique pour diviser en portions égales notamment quand vous utilisez un déshydrateur, pour faire des biscuits, des pâtes à tartes ou des pizzas ou pour dresser des assiettes.

Dans ces basiques accessibles, il me reste deux accessoires à vous présenter :

La mandoline : elle va forcément avec un déshydrateur. Idéale pour trancher très fin, elle vous permettra de faire des chips de légumes ou de fruits. Elle vous servira aussi pour les découpes 4.

Le spiraliseur : c’est un outil vite indispensable lorsqu’on veut donner de l’originalité à ses assiettes. Vous formerez des boucles, des spaghettis, des spirales qui décoreront joliment vos plats et vous donneront la possibilité de démultiplier les recettes.

Compléter votre cuisine avec de bons outils

Investir oui, mais quels robots choisir ?

Nous allons voir quels sont les quatre types de robots les plus répandus pour votre Crusine quotidienne.

L’extracteur de jus – premier pied dans l’alimentation vivante

On arrive souvent à l’alimentation vivante par les jus de fruits et de légumes. Les jus permettent d’absorber tous les nutriments de l’aliment pressé et de façon rapide, sans avoir à digérer toutes ses fibres. Une vis tourne lentement et écrase l’aliment contre une grille, le jus et les fibres sont alors séparés. Une centrifugeuse va, elle, faire tourner extrêmement vite l’aliment pour le plaquer contre une grille qui va séparer le jus des fibres. Les centrifugeuses sont bien moins chères, mais chauffent les aliments, c’est pourquoi les crudivores préfèrent les extracteurs.

Il existe deux sortes d’extracteurs : les verticaux et les horizontaux.

Les extracteurs verticaux : ils ont tendance à bourrer avec les aliments fibreux (du type persil, blette, céleri branche …). Cet inconvénient se résout en les coupant en petits morceaux. Ils sont un peu plus longs à nettoyer, car la grille est plus longue. En revanche, ils prennent moins de place sur le plan de travail et ont un très joli design.
Les extracteurs horizontaux : le nettoyage est rapide car la grille est beaucoup plus petite que sur un extracteur vertical. Les aliments fibreux n’ont pas besoin d’être autant coupés que sur les modèles verticaux. Toutefois, ils ont plus d’empâtement sur le plan de travail.

Petit point sur la rolls des extracteurs : L’ANGEL.

Il est beaucoup plus cher, mais il ne laisse quasiment aucune trace d’humidité. Il extrait vraiment tout le jus disponible, donc on utilise moins d’ingrédients pour une même quantité de jus finale. Il est aussi extraordinaire pour tous les jus d’herbe, de persil ou avec du céleri branche.

Pour l’anecdote : un stagiaire chez Thierry Casasnovas avait calculé qu’il rentrait dans ses frais au bout d’une petite année. Il a également réalisé une expérience dont les résultats laissent songeur. Après la préparation de son jus matinal dans un extracteur standard, au lieu de jeter les résidus de fibres, il a décidé de passer ces restes dans son extracteur ANGEL. Résultat : il arrivait à obtenir 25% de jus supplémentaire! Une quantité non négligeable qui fait faire des économies et évite le gaspillage alimentaire!

Le blender, votre meilleur ami pour l’hiver

J’ai personnellement cassé deux blenders avant de me rendre à l’évidence : il est indispensable d’avoir un blender très solide et donc d’y mettre le prix.

Je l’utilise principalement pour les soupes, les smoothies et les sauces. Il vous sera utile aussi pour faire votre lait d’amande, de riz.

Voici ma sélection :

Le VITAMIX : il est très bien, avec un poussoir au cas où il manque un peu d’eau pour que le vortex absorbe les aliments. Ses inconvénients sont : son bol en verre, très lourd et les lames au fond empêchent de bien récupérer la nourriture. On gâche beaucoup.
Le BLENDTEC : il est très bien aussi. Pas de poussoir, mais la forme de la cuve et des lames arrivent la plupart du temps à mixer les aliments. Il existe une jarre pour mixer les graines et noix. On récupère très facilement la nourriture vu la forme des lames et il existe une spatule magique vendue avec. Plus de gâchis. Son principal défaut est que les jarres sont en plastique.
Le KUVINGS SV500 : pour moi, c’est l’idéal. Il fonctionne aussi bien que les deux précédents, mais a la particularité de blender sous vide. Les nutriments sont préservés, car les aliments s’oxydent beaucoup moins vite, ils gardent une jolie couleur et une texture idéale. Vous pouvez garder votre préparation sous vide le temps de la consommer. Et il est beaucoup moins bruyant que le Blentec et le Vitamix si vous mettez la cloche antibruit.
Le TRIBEX : beaucoup plus petit, il s’apparente à un mixeur pour bébé. Idéal si vous ne voulez que faire des sauces et des smoothies individuels, ou à emmener en voyage (pensez à prendre un adaptateur pour prise électrique si vous partez à l’étranger).

Le robot Lame S – Le pratique et multi-usage

Pour râper, émincer, trancher, hacher. Pour bon nombre de préparation, le robot « lame en S » est indispensable. Notamment pour les taboulés (la semoule de chou-fleur, de brocolis ou de panais), les crackers, les pâtes à tarte, les purées d’oléagineux … pour les préparations qui ne demandent pas d’eau comme dans un blender. Il est préférable de pouvoir laisser votre robot à disposition sur le plan de travail. Dans ce cas, il faut prévoir la place. Ou bien le ranger dans un endroit qui reste très accessible. Pas tout au fond du placard du bas sous peine de ne jamais le ressortir et d’oublier de l’utiliser.

J’utilise le MAGIMIX 5200 XL. Il ne chauffe pas vos préparations, ne monte pas les blancs en neige, ne pétrit pas la pâte à brioche. Il a juste les fonctions nécessaires à la Crusine.

Par souci de transparence, dans mon cas sachez qu’il est tombé en panne deux mois après l’achat. La durée de la réparation a été un peu longue, mais depuis, plus de soucis, le moteur est garanti 30 ans.

Le déshydrateur, pour varier les textures

Son utilisation première est la conservation des fruits et légumes en les séchant. Sans eau, un aliment ne s’altère quasiment pas.

On peut donc se servir d’un déshydrateur pour Crusiner de manière différente. Les textures sont modifiées, les saveurs sont exhaussées et il est possible de manger chaud.

Les nutritionnistes estiment que la déshydratation commence à 42° et la cuisson à 65°. Durant le processus de déshydratation, tous les nutriments sont préservés. Les nutriments regroupent les vitamines, les enzymes, les sels minéraux et les fibres naturellement présents dans les fruits et légumes crus.

Pour démarrer la déshydratation, il faut une température entre 60° et 63° durant 1 à 2 heures. Cela permet :

  • D’évaporer un maximum d’eau rapidement;
  • De stopper les éventuelles moisissures, notamment pour les aliments gorgés d’eau comme les tomates. La température ne montera pas au-delà de 47° au cœur;
  • D’arrêter le processus d’oxydation.

Bien choisir son déshydrateur :

Les moins chers sont les déshydrateurs verticaux leur (très gros) inconvénient est que l’air se déplace de façon verticale (justement) et que le plateau du bas va sécher, mais pas le plateau du haut. Il va falloir faire tourner régulièrement les plateaux pour qu’ils sèchent tout ça devient vite très contraignant… Faites des économies et investissez directement dans un déshydrateur horizontal. Les plateaux sècheront de façon bien plus uniforme et plus vite également.

Idéalement il doit y avoir un minuteur ainsi que 2 températures programmables : une pour débuter le processus (60° durant 1 heure ou 2) et l’autre pour continuer la déshydratation le temps voulu.

Le nombre de grilles est à déterminer en fonction de votre usage, prenez un grand modèle si vous avez un potager.

Attention aussi au bruit que le déshydrateur va faire. Il est souvent en marche de 6 heures à plusieurs jours et le bruit peut vite devenir gênant.

Ainsi nous avons fait un large tour de la question du matériel du parfait CRUsinier ! Si vous avez des recommandations ou des questions, n’hésitez pas à utiliser la section des commentaires, elle est là pour vous. Belle journée !

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